À propos

D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours aimé jouer avec les fils : d’abord le tricot avec ma mère, qui reprenait patiemment mes erreurs le soir, en cachette, pour que je ne me décourage pas. Avec elle, j’ai aussi découvert la couture et la magie de transformer un vieux pantalon de mon frère en jolie robe pour moi. Et avec les chutes, je confectionnais des vêtements pour mes poupées.

Le macramé est venu plus tard, déjà adulte, par nécessité, pour aménager de la place dans de minuscules studios, y faire rentrer vêtements, livres et plantes. Le tissage de perles est beaucoup plus récent : je suis tombée dedans pendant le confinement.

Je m’appelle Mireille, j’ai pas mal voyagé, j’ai rencontré des gens formidables, j’ai vu ce qu’ils faisaient de leurs mains en couture, macramé, broderie, tissage. Leurs doigts reproduisaient des gestes ancestraux, racontaient des histoires à qui prenait le temps de les regarder. Ce qu’ils fabriquaient n’était pas seulement beau et utile, c’était la mémoire d’une famille, d’un peuple, d’un pays. C’est à toutes ces personnes que je pense quand je commence un projet.

Aujourd’hui, j’ai posé mes valises dans le sud-ouest de la France. Et c’est ici, dans les causses arides des environs de Rocamadour, que je me ressource et que je puise mon inspiration pour mes projets.

Avec Fil Free, j’avais envie de créer des choses simples, utiles, parfois futiles. Les matériaux sont sélectionnés avec soin pour leur qualité et le respect de l’environnement. Je privilégie, dans la mesure du possible, les petites entreprises. Le travail est fait de patience, de recherches, d’essais plus ou moins réussis pour arriver à un produit fini.

À l’atelier, je ne suis jamais seule : Altaï, mon fidèle second, me suit comme une ombre et surveille chacun de mes gestes. Et puis, quand les idées ne viennent pas, Shiva, Chachou et Shinobi viennent me réconforter et me remonter le moral.

Mireille & Altaï